Palmazon

Thème

Biodiversité et gestion des bio-ressources

Financement & durée

Ressources propres UAG, INRA, Feder: 2010-2012.

Responsable scientifique

Jean-Charles Robinson (UAG, UMR Qualitrop).

Partenariat scientifique

UMR EcoFoG, UMR Qualitrop.

Présentation du projet

Il s’agit de contribuer à la valorisation de nouveaux produits phares amazoniens afin de diversifier l’offre faite aux consommateurs et de trouver de nouvelles niches commerciales permettant la mise en place d’une filière de valorisation de la production.

Bien que plusieurs espèces puissent faire l’objet d’une valorisation dans le contexte régional, les palmiers apparaissent comme une ressource remarquable, abondante, accessible et bien ancrée dans les usages locaux qui peut être rapidement valorisable.

Les palmiers sont très présents en Guyane puisque que 75 des 180 espèces du bassin amazonien poussent sur le territoire. Consommés par l’ensemble des communautés pour des utilisations alimentaires ou non alimentaires, ils jouissent d’une bonne image de la part de celles-ci. Pour preuve, l’un des plats traditionnels, emblématique du territoire, est fait à base d’un des palmiers : l’Awara (Astrocaryum vulgare). Plus particulièrement, ce dernier ayant déjà fait l’objet d’un dépôt de brevet concernant ses activités anti-inflammatoires. De même, dans la région amazonienne (et plus particulièrement au Brésil) on assiste depuis plus d’une décennie à une « succes story » en terme de valorisation, grâce à l’espèce de palmier Euterpe oleracea (noms vernaculaires : Pinot, wassaye ou açai). Ce dernier, après avoir été cantonné dans ses utilisations au nord ouest du Brésil a conquis le sud du pays avant de pénétrer les marchés américain et asiatiques. Il est actuellement aux portes des marchés européens et séduit en vertu de son image très positive comme produit amazonien biologique issue du commerce équitable et en vertu de ses nombreux bienfaits pour la santé.
Ce faisceau d’élément nous laisse à penser que la mise en place d’une filière de valorisation des palmiers serait économiquement viable.
Le travail de recherche que nous souhaitons mener consistera donc à apporter des éléments de connaissances tangibles et fiables qui permettront de structurer une activité économique et plus généralement une filière autour de cette ressource végétale.

Nous limiterons nos investigations dans un premier temps aux espèces les plus connues et les plus communément utilisés : Euterpe oleracea (« pinot ou wassaye »), Oenocarpus bacaba (« comou »), Oenocarpus bataua (« patawa »), Astrocaryum vulgare (« awara »), Attalea maripa (« maripa ») et Acrocomia aculeata («Moucaya ») .

Les travaux de recherche qui seront réalisés seront déclinés suivant 2 axes :

  • Caractérisation du végétal du point de vue physicochimique et génétique / Evaluation de ses propriétés biologiques. Il s’agira, dans cet axe, de connaître et de quantifier les différentes molécules biologiques d’intérêt (comme les protéines, glucides, polyphénols, etc..) et de mettre en évidence les éléments génétiques permettant d’identifier les espèces et de sélectionner les variétés pouvant être valorisées
  • Valorisation par une transformation agro-alimentaire. Il s’agira, dans ce second axe, de mettre en place des procédés maîtrisés de transformation agro-alimentaire, utilisant des outils technologiques adaptés qui conserveraient au maximum les propriétés biologiques du végétal transformé.

De surcroît, la connaissance scientifique sur la biodiversité des palmiers reste inégalement répartie selon les champs disciplinaires: leur écologie, leur répartition, leurs utilisations par les sociétés sont des éléments facilement retrouvés dans la littérature. A l’opposé, les études relatives à la détermination de leurs compositions, de leurs propriétés chimiques, biochimiques et leur diversité génétique restent anecdotiques. A ce jour, seules deux espèces (Attalea maripa et Euterpe oleracea) ont été étudiées (partiellement) sur ces différents aspects.

C’est pourquoi le travail que nous souhaitons développer, au sein du projet PALMAZON, porte sur ces champs disciplinaires.
Enfin ce travail se révèle fort original du point de vue anthropologique car il se propose aussi d’évaluer l’impact anthropique sur la distribution et la diversité des palmiers présents sur le territoire. Au cours de cette étude, des sites de vie, datant du précolombien, seront intégrés et comparés avec des sites de vie contemporains.

Le projet PALMAZON se révèle donc d’un grand intérêt scientifique non seulement au niveau local, mais aussi dans le contexte international Sud américain. Enfin, il est principalement basé sur la recherche de molécules à activité anti-oxydantes et leur valorisation, ce qui a pour conséquence de le positionner dans le contexte compétitif de la recherche mondiale sur ces molécules.

Les résultats attendus sont :

  • une caractérisation plus fine et plus complète des palmiers sélectionnés au niveau physicochimique et génétique.
  • Une amélioration des connaissances en termes de fonctionnalités des espèces de palmiers
  • Une évaluation des utilisations traditionnelles
  • Une proposition de gènes candidats potentiellement utilisables comme marqueurs moléculaires dans des schémas de sélections variétales.
  • Une Amélioration des connaissances du végétal en termes de potentiel de valorisation
  • Une Création de produits transformés innovants ou non.

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