Amabio

Thème

Le projet a pour objet l’étude de biofilms électroactifs « sauvages » issus du milieu Amazonien afin de créer une collection unique de microorganismes électro-actifs ayant pour finalités le traitement des effluents urbains et la création conjointe d’électricité. Il vise également à la valorisation des déchets « verts ».

Financement & durée

Feder: 2010-2013.

Responsable scientifique

Florent Robert.

Partenariat scientifique

UMR EcoFoG, Laboratoire de Génie Chimique de Toulouse LGC, CEA, Centre Technique du Papier , PAXITECH, Guyane Technopole .

Présentation du projet

L’investissement dans les technologies à « bas carbone », sobres en matière premières et peu polluantes constitue un des enjeux majeurs pour la recherche afin de favoriser de nouveaux processus de croissance économique. A l’horizon 2020 dans le cadre du programme « énergie-climat » (2007) de l’Union Européenne, la France » s’est engagée à 20% de réduction de ces émissions de gaz à effets de serre et à l’intégration de 23% d’énergie renouvelable. La demande en énergie est croissante chaque jour, alors que les ressources fossiles sont de plus en plus limitées, la recherche sur de nouvelles sources d’énergie non polluantes conduit à de nouveaux axes de réflexions notamment la production d’électricité à partir de ressources renouvelables.

D’autre part le traitement des eaux usées et plus généralement des effluents urbains produits par l’homme et la valorisation des déchets « verts » constituent également des enjeux majeurs pour le XXIième siècle.

Ce projet se situe à l’interface des 2 problématiques. Il a pour objectif d’étudier une solution biologique aux traitements des effluents urbains et/ou à valoriser des déchets « verts » issus notamment de l’industrie du bois, de l’industrie rizicole ou de la canne tout en participant à la création d’énergie. Cette énergie électrique peut, si elle est collectée à un matériau conducteur, être réinjectée dans le réseau et ainsi abaisser la consommation de la station d’épuration par exemple.

Les traitements biologiques sont indispensables pour extraire des eaux usées les polluants dissous, essentiellement les matières organiques. Ils utilisent l’action de microorganismes capables d’absorber ces matières. La sélection naturelle des espèces et leur concentration dans un bassin permet d’accélérer et de contrôler un phénomène qui se produit communément en milieu naturel. Dans le cas des eaux usées urbaines, on favorise le développement de bactéries aérobies, c’est-à-dire, qui utilisent l’oxygène pour se développer.

Ce projet consiste donc en l’étude des bio-films se formant sur des conducteurs et notamment des bactéries électro-actives présentes susceptibles de se développer lors du traitement des déchets. Ces bactéries électro-actives se « oxydent » les déchets organiques et rejettent, lors de cette réaction, des électrons. La collecte de ses électrons par le biais d’un matériau conducteur permet de fournir une partie de l’énergie du système.

De la même manière, on peut imaginer « nourrir » ses bactéries par des déchets issus de la production locale et valoriser ses produits qui n’ont plus de valeur marchande.

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