Impact de différents types d’anthropisation sur les processus microbiens à l’origine d’émissions de gaz à effet de serre en forêt tropicale humide

Thème

Impact de différents types d’anthropisation sur les processus microbiens à l’origine d’émissions de gaz à effet de serre en forêt tropicale humide.

Financement & durée

Fond de Coopération Régional Guyane (2006-2008).

Responsable scientifique

Jean Christophe Roggy.

Partenariat scientifique

Jean Christophe Roggy (responsable du projet), Anne Marie Domenach, Isabelle Godard
UMR EcoFoG

Robert Lensi, Alain Brauman
_Laboratoire MOST. UR SeqBio IRD, Montpellier, France
http://www.mpl.ird.fr/SeqBio/

Nathalie Fromin
Laboratoire BIOFLUX, CEFE CNRS, Montpellier, France
http://www.cefe.cnrs.fr/

Joao Ferraz, Sonia Alfaia, Andreza Mendonça, Tatiane S. Reis, Tania Pimentel,
CPST (Coordenação de Pesquisas em Silviculturta Tropical) INPA, Manaus, Brésil
http://www.inpa.gov.br

Présentation du projet

Contexte, problématique et intérêt régional

Ce projet vise (i) à estimer l’étendue des modifications du fonctionnement des sols de forêt de Guyane et du bassin amazonien générées par l’activité humaine (divers changements d’usage des terres: activités minières, sols agricoles..), (ii) à fournir des éléments qui permettront de mieux prévoir l’impact de ces changements d’usages des terres sur la qualité des sols abordée via l’expression de fonctions microbiennes clefs utilisées comme bio-indicateurs, outils de diagnostic de la “qualité” des sols, (iii) de comprendre les mécanismes par lesquels les modifications environnementales générées par l’homme régulent l’intensité de ces fonctions et, (iv) de pouvoir disposer d’outils d’aide à la décision en matière de gestion des changements d’usages des terres en validant à grande échelle les indicateurs de la qualité des sols.

Afin d’apprécier de façon pertinente la « gravité » avec laquelle les sols sont affectés par diverses activités humaines l’une des premières étapes sera de caractériser (i) dans différents sites d’études le fonctionnement de sols liés à différents changements d’usage et, (ii) la variabilité spatiale (amplitude) du fonctionnement microbien de sols d’un maximum de forêts naturelles (références obligatoires dans notre démarche) afin de disposer d’un jeu de données de « cadrage » permettant d’accéder à de meilleures évaluation et compréhension des mécanismes impliqués dans la réponse des système aux perturbations.

Dans un deuxième temps il s’agira de caractériser la stabilité du fonctionnement des sols de zones forestières naturelles et d’en comprendre son déterminisme afin de pouvoir formuler de nouvelles hypothèses quant aux mécanismes possibles de résilience des sols après perturbation. A l’instar de Schloter (2003), nous considérons qu’il est absolument essentiel que les descripteurs utilisés soient réellement « fonctionnels », c’est-à-dire qu’ils traduisent l’aptitude des sols à effectuer telle ou telle biotransformation. Nous baserons donc notre étude sur les fonctions de respiration, de nitrification et de dénitrification (respiration anaérobie du nitrate) dont les critères de choix sont expliqués dans la partie « connaissances acquises ».

L’enjeu de ce projet est de pouvoir fournir des bio indicateurs susceptibles d’orienter le choix des meilleures zones forestières destinées à la croissance économique ainsi que d’évaluer l’état des sols de zones plus ou moins dégradées et restaurées. Ce type d’approche propose un couplage original entre recherche sur les changements globaux et études sur les perturbations apportées aux sols et aux grands cycles biogéochimiques, ainsi que sur le fonctionnement des systèmes naturels.

Retombées économiques et sociales pour la Guyane

Le présent projet est proposé sur une durée de deux ans. Ces premières études conjointes d’échanges de savoir faire menées entre la Guyane et le Brésil permettront d’approfondir la coopération scientifique entre les deux pays. Nous comptons poursuivre nos efforts en ce sens en mettant en place (1) d’autres projets sur une plus large gamme de sites d’études afin d’implémenter les bases de données communes (PO FEDER 2008-2010) et (2) des échanges académiques entre le Brésil et la France visant à favoriser la formation de jeunes chercheurs : réalisation de stages effectués dans le cadre de leur thèse dans le laboratoire du pays partenaire par des étudiants inscrits dans leur université d’origine (formation LMD du Pôle universitaire Guyanais). Ce deuxième point sera réalisé dans le cadre des accords CAPES-COFECUB dont les partenaires institutionnels sont, au Brésil, la CAPES (Coordination pour le Perfectionnement du Personnel de l’Enseignement Supérieur – Ministère de l’Education) et, en France, le Ministère des Affaires Étrangères (DGCID) et le Ministère de l’Éducation Nationale (DRIC).

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