Signatures chimiques et certification des bois d’Amazonie guyanaise

Thème

Labellisation et certification des bois de Guyane.

Financement & durée

Ministère de l’Outremer

Responsable scientifique

Didier STIEN , chargé de recherche au CNRS.

Partenariat scientifique

UMR EcoFoG, UAG.

Présentation du projet

L’objectif de ce programme est de mettre en place une méthode chimique de labellisation et de certification des bois de Guyane, du type « signature chimique ». Notre travail sera d’évaluer au regard de notre objectif les deux méthodes les plus employées en chimiotaxonomie : chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse – GC/MS, ou spectroscopie proche infrarouge – NIRS. Dans un deuxième temps, nous commencerons à constituer des bases de données exhaustives des signatures GC/MS et NIRS des bois de Guyane (objectif : 100 signatures par technique, soit plus que le nombre de bois exploités (une cinquantaine), et environ 10 % du nombre d’espèces arbres).

L’importance majeure de la forêt de type amazonien, à la fois comme environnement incontournable (plus de 90% du territoire), comme cadre de vie et de développement et comme fournisseur potentiel de ressources renouvelables est un caractère très spécifique de la Guyane dans l’ensemble régional français.

Dans un hectare de forêt mature, une très grande part de la biomasse est constituée par le bois des troncs. Il est fréquent que cette masse de bois dépasse 200 tonnes par hectare dans les forêts de Guyane. Elle représente le cumul de la production de matériau par les arbres pendant des décennies voire des siècles, à partir du CO2 atmosphérique et de l’énergie solaire. Cette production renouvelable est disponible pour les activités humaines et plusieurs exemples de gestion forestière dans le monde prouvent qu’il est possible de prélever une part substantielle de cette production (largement plus de la moitié) dans un cadre de gestion dite « durable » qui ne mette pas en péril la satisfaction des besoins des générations futures. Une des traductions concrètes du concept de gestion durable concerne la diversité. Il est en effet possible qu’une des 1200 espèces d’arbres de la forêt guyanaise puisse se révéler d’un intérêt majeur dans quelques siècles pour un usage inconnu aujourd’hui. La gestion forestière durable doit faire en sorte que la disponibilité en bois mature de chaque espèce reste plus ou moins similaire au cours du temps et dans une zone correspondant à un territoire de vie (10 000 à 100 000 ha). Dans ce contexte, l’exploitation de ces forêts naturelles pour la production de bois d’œuvre doit, pour rester compétitive sur les différents marchés, justifier l’origine et la nature des bois qui doivent être issus de forêts gérées durablement. Cette écocertification demande donc une traçabilité et une identification des produits forestiers.

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