Soutenance HDR

Études de processus de corrosion et mise en place de solutions adaptées

Christophe Roos (UAG)

D’un point de vue très général, la corrosion est perçue comme un phénomène destructif qui conduit à la dégradation du matériau. D’un point de vue physico-chimique et si on ne considère que les matériaux
métalliques, il s’agit d’une réaction inter-faciale (dans un premier temps tout au moins), irréversible et conduisant à la dissolution du(es) métal(aux) dans son environnement. L’(es) espèces(s) dissoute(s) peuvent ensuite réagir avec l’environnement pour former des produits de corrosion.

Les processus de corrosion sont toutefois différents suivant les paramètres d’état que sont notamment la température et la pression. Ainsi on distingue la corrosion à chaud de la corrosion aqueuse.
La corrosion à chaud (il n’y a pas présence d’électrolyte) est une dégradation qui intervient entre un solide et une phase gazeuse tandis que la corrosion aqueuse est une dégradation entre un solide et une phase liquide (appelée électrolyte).

Les mécanismes de corrosion à chaud sont des mécanismes physico-chimiques faisant principalement intervenir les lois de la diffusion en phase solide (et les propriétés semi-conductrices des couches d’oxydes) et/ou des phénomènes de courts-circuits de diffusion où la mécanique joue un rôle important notamment concernant l’intégrité de ces couches. Les processus de corrosion aqueuse sont des processus
électrochimiques mettant en jeu des réactions d’oxydoréduction et parfois, lorsque les conditions sont réunies, conduisent à des réactions de précipitation et/ou de complexation.

Les solutions qui visent à améliorer la durée de vie des matériaux ne peuvent pas être identiques puisque leurs origines physiques sont différentes.

Les travaux menés jusqu’à aujourd’hui ont porté :

  • dans le domaine de la corrosion à chaud, sur l’identification des processus de corrosion de divers alliages métalliques et, concernant de nouveaux alliages réfractaires, proposer des éléments d’ajouts et étudier leur influence sur les cinétiques de corrosion.
  • dans le domaine de la corrosion aqueuse, sur l’utilisation de nouveaux inhibiteurs de corrosion naturels extraits de plantes de la forêt amazonienne principalement pour des applications en milieu acide.

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