Exposé Chercheur Invité

Lien entre régime hydrique du sol et mobilité des Terres Rares

Anne-Lise Floch et Marc Steinmann (Université de Franche-Comté)

Depuis 25 ans, l’utilisation des Terres Rares (TR) par l’homme a exponentiellement augmenté dans l’industrie des produits de pointe (électronique, optique…), ainsi qu’en médecine (IRM) et dans l’agriculture (engrais, additifs nutritifs). C’est pourquoi ce groupe d’éléments chimiques, qui regroupe les lanthanides et l’yttrium, est considéré comme “polluant émergent”. Il n’existe pour le moment que très peu d’études sur l’impact d’une contamination de TR anthropiques sur les milieux naturels. Nous étudions les mécanismes des transferts des TR aux interfaces sol/plante en milieu non-contaminé pour contribuer à une meilleure évaluation des risques environnementaux liés a une pollution par des TR d’origine anthropique. Le régime hydrique du sol est un des facteurs qui conditionne par le biais de l’activité biologique du sol, du pH et de la stabilité des oxyhydroxydes Fe-Mn, le transfert des TR et d’autres éléments traces métalliques (ETM) vers la biosphère. Le régime hydrique du sol tend à être modifier par le changement climatique prédit par le GIEC (GIEC, 2007). Ainsi, dans les régions à climat tempéré, les précipitations hivernales augmenteraient et les précipitations estivales diminueraient alors que la survenue d’événements pluvieux exceptionnels serait plus probable. Les TR permettent, grâce au fractionnement de leurs spectres de distribution, d’identifier divers processus chimiques (adsorption, complexation …) et biologiques qui ne régulent pas uniquement le comportement des TR, mais aussi celui de nombreux autres ETM. L’objectif de cette étude est d’utiliser les TR pour mieux comprendre l’impact du régime hydrique et du climat sur les transferts chimiques aux interfaces sol/plante en forêt tempéré et en forêt tropicale. Les sols de trois toposéquences caractérisées par un gradient d’hydromorphie et soumis à des précipitations annuelles différentes ont été étudiés. Les premiers résultats montrent une évolution des spectres de TR qui est différente pour les trois toposéquences, ce qui permet pour chaque site de mettre en évidence un fonctionnement hydrique spécifique. Des échantillonnages complémentaires d’eau du sol et de végétaux sont programmés pour voir comment ce fonctionnement spécifique influence les transferts d’ETM et de TR vers la végétation.

Salle Silvolab (Campus de Kourou)

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