Projet Ethno-entomologique

Thème

Etude Ethno-entomologique chez les communautés Palikur de Saint-Georges de l’Oyapock

Financement & durée

Observatoires Hommes-Milieux Oyapock, 2012

Responsable scientifique

Guillaume Odonne

Partenariat scientifique

UMR EcoFoG

Présentation du projet

La place de l’insecte dans les sociétés humaines est multiple; à titre d’exemple au temps de l’Ancienne Egypte le scarabée était à la fois vénérée comme divinité (Apis, Khépri, Iousaas) mais il était également utilisé à des fins thérapeutiques. De nos jours dans les pays asiatiques les insectes continuent d’être consommés de façon massive soit pour leur valeur nutritive soit pour leur potentiel médicinal (Dossey, 2010). De même, dans les néotropiques, l’insecte garde une place de choix dans les cultures amérindiennes (maraké, représentations artisanales, aliments,
remèdes) (Césard, 2005). A l’inverse dans les sociétés occidentales la perception de l’insecte reste majoritairement associée (hormis quelques exceptions) à une forme de vie nuisible pour nos cultures végétales ou également à un vecteur de maladies tropicales.
L’ethnopharmacologie, l’étude des drogues médicales traditionnelles, ne cesse de mettre en lumière de nouvelles espèces végétales médicinales, avec parfois des développements intéressants en thérapeutique biomédicale. Des substances animales (issues de vertébrés) ou minérales sont régulièrement mentionnées. Paradoxalement, alors que l’on compte sur terre 4 à 5 fois plus d’espèces d’insectes que d’espèces végétales (estimation basse), les remèdes traditionnels basés sur l’utilisation des insectes sont nettement moins étudiés (il est parfois fait état de 5% de remèdes traditionnels basés sur les insectes) (Dossey, 2010). Notons que depuis
peu des études zoothérapeutiques ont été menées au Brésil s’appuyant sur des enquêtes ethnologiques (Costa-Neto, 1999, 2000, 2005).
L’objectif de ce projet est de réaliser un premier survol des connaissances liées à l’usages des insectes chez les Palikurs de St Georges de l’Oyapock, que ce soit d’un point de vue alimentaire, médicinal, ludique ou rituel. En effet, si l’utilisation médicinale des espèces végétales par les Palikurs ne fait plus aucuns doutes (Grenand et al., 2004), les données sur l’utilisation des
insectes semblent rares, sinon inexistantes. C’est d’ailleurs le cas pour la majorité des groupes culturels guyanais, à l’exception des Wayana pour lesquels la cérémonie du Maraké à déjà été bien décrite (Césard, 2005). Cette première étude permettrait de combler cette lacune.

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