Marina Ciminera

Thèse soutenue le 11/12/2017

Situation actuelle

Doctorante à l’UMR EcoFoG, Ecole doctorale de l’UAG.

Identification des facteurs écologiques et génétiques susceptibles de réguler la dynamique des populations des « papillons-cendres », Hylesia spp. (Lépidoptère : Saturniidae), insecte responsable de la papillonite humaine en Guyane

Contexte

Les pullulations de « papillons-cendres » attribuées à l’espèce H. metabus constituent un problème récurrent de santé publique en Guyane, dont l’ampleur semble s’aggraver en relation avec le développement des activités humaines et notamment la multiplication des sources lumineuses. Pour se protéger des prédateurs, les papillons femelles disséminent des soies extrêmement urticantes. Attirés par la lumière au crépuscule, ces papillons sont ainsi susceptibles d’affecter l’Homme dans les villes et villages, ils génèrent la papillonite, une infection très invalidante en particulier pour les enfants. Les travaux pionniers de Vassal (1989) ont commencés à préciser la biologie et suggérés des méthodes préliminaires de gestion de ces insectes urticants. Les populations d’insectes sembleraient ainsi se multiplier au départ dans la mangrove, sur palétuvier blanc en Guyane, avant d’envahir les villes en phase épidémique, leurs chenilles exprimant à ce moment un comportement polyphage affectant plusieurs espèces d’arbres. Après cette phase épidémique, qui présente une certaine cyclicité, les populations de papillons s’effondrent et restent à basse densité pendant quelques années avant que le cycle de pullulation ne reprenne.

Projet et enjeux scientifiques

La définition de méthodes spécifiques de régulation des populations s’avère donc très urgente mais nécessite au préalable de vérifier que seule l’espèce H. metabus est impliquée dans ces épisodes d’urtication, alors que plus de 25 autres espèces du même genre existent dans la région, et de préciser les facteurs régulant la dynamique des populations des insectes, notamment le passage des phases de basses densités aux phases épidémiques.

Ces deux points constitueront les objectifs principaux de la thèse, avec deux approches complémentaires. La première sera de systématique moléculaire et de génétique des populations. Elle consistera au développement et à l’utilisation d’outils moléculaires permettant (1) d’une part d’identifier la (les) espèce(s) impliquée(s) dans les épisodes d’urtication et (2) d’autre part de préciser l’échelle de différenciation des populations de l’espèce H. metabus. La deuxième sera une approche écologique visant à préciser les facteurs de mortalité intervenant dans le cycle temporel des populations d’Hylesia et ses capacités de dispersion.

FSE Guyane {PNG}Union Européenne {PNG}

Cette thèse est cofinancée par l’Union Européenne, la Région Guyane et le labex Ceba.

Région Guyane {PNG}Labex Ceba {PNG}

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