Sarah Groc

Soutenance de thèse : 9 décembre 2011

Diversité et structure des assemblages de fourmis de la litière de Guyane en zones forestières préservées et anthropisées (agroécosystèmes)

Malgré la faible considération des invertébrés en tant que reflets de la santé des écosystèmes terrestres, les fourmis font exception : elles sont fréquemment utilisées pour l’évaluation et le suivi des changements environnementaux.

Mon doctorat s’articule autour de trois objectifs principaux s’intéressant à décrire et comprendre les patrons de diversités des assemblages de fourmis de la litière de Guyane à l’échelle régionale et locale, dans des zones préservées et anthropisées.

Régionalement, les patrons de diversité des assemblages de fourmis de la litière varient selon un gradient Est-Ouest du fait soit de la distance géographique, du gradient pluviométrique ou environnemental. Localement, ces paramètres sont influencés par les conditions environnementales et microclimatiques dans les forêts préservées, et sont fortement altérés dans les plantations d’essences plus ou moins exotiques.

Les fourmis ont été collectées à l’aide de deux méthodes d’échantillonnage selon un protocole standard dans quatre localités guyanaises. Elles ont ensuite été triées, montées afin de constituer plusieurs collections de référence, puis identifiées à l’espèce. Des matrices d’incidence ont ensuite été réalisées, avant d’être intégrées dans une base de données puis traitées à l’aide de différents outils statistiques.

La richesse spécifique, la densité d’espèces/m² ainsi que les structures taxonomique et fonctionnelle des assemblages de fourmis de litière varient aussi bien à l’échelle régionale que locale. Localement, ces variations caractérisent des assemblages plus ou moins hétérogènes composés d’espèces à large distribution associées à un cortège d’espèces plus ou spécifiques. Dans les forêts préservées, la diversité spécifique est particulièrement élevée ; de nombreuses nouvelles espèces ont été collectées. Enfin, localement, la transformation de la forêt en plantations altère plus ou moins profondément les assemblages d’espèces de la litière, en favorisant notamment l’implantation d’espèces adaptées à la perturbation. En revanche les cacaoyères semblent héberger des assemblages proches de ceux de la matrice forestière autour contrairement aux plantations d’acacias, d’hévéas et de pins caraïbes.

Mots-clés : biodiversité ; invertébrés ; écosystème terrestre ; écologie ; anthropisation.

Directeurs de thèse

- Alain Dejean

- Jacques Delabie, Centre de Recherche sur le Cacao (CEPEC), Université d’Etat de Santa Cruz (UESC) – Bahia, Brésil.

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