Les anciens étudiants témoignent

Année 2010-2011

Lucie Lusignan

«Je recommande ce master pour plusieurs raisons. D’une part si l’on parle des cours: la plupart des professeurs de ce master (il y a toujours des exceptions!!!) sont de très bons profs pédagogues et à l’écoute des étudiants. Dans la plupart des cours l’ambiance est stimulante et dynamique. Pour ce qui est des matières étudiées, il y a une partie statistique et modélisation assez importante qui au final ne doit pas faire trop peur car les profs de ces matières expliquent très bien et le projet tutoré permet de les mettre en pratique (au pire Bruno Hérault, Quentin Molto ou Vivien Rossi sont toujours là pour réexpliquer). L’autre partie des cours, plutôt écologique (dynamique forestière, systématique etc...) aborde la plupart du temps des notions déjà vues mais appliquées à la forêt tropicale. En général, le niveau des cours est très bon. D’autre part, il y a une très bonne ambiance dans ce master car les profs sont très ouverts. Le lieu aussi joue beaucoup car le campus « au milieu de la forêt » est un cadre de travail très appréciable.»

Mathis Petit

«Le master EFT est directement lié aux chercheurs d’ECOFOG et à leurs activités. Le dialogue avec les enseignants et les chercheurs en général est très bon. Il donne l’opportunité à la fois d’avoir un encadrement de très bonne qualité et d’aborder de près le milieu de la recherche. De manière général, le niveau est assez poussé. L’approche théorique est très bien menée par les profs et le projet tutoré permet de se faire une idée de comment utiliser les outils vus en cours. Proposé par les chercheurs, il permet d’aboutir un petit projet de recherche. Il passe par la phase de récolte des données sur le terrain jusqu’à leur traitement, la rédaction d’un rapport et la soutenance en anglais. Le master EFT comprend 2 parcours, UAG et AgroParisTech. Les enseignements sont les mêmes mais le parcours APT comprend aussi un module supplémentaire de conservation en Guyane ainsi qu’un mois de cours de sociologie à Montpellier. Bien que très intéressant, l’approche des cours montpelliérain est complètement différente de ceux de Kourou. On quitte le discours et la démarche des écologues pour passer à des notions de socio, d’économie, et de politique forestière.»

Marie Piquet

«Le master Ecologie des forêts tropicales est une formation robuste aux processus écologiques ayant lieu dans les milieux riches et divers. Il a pour but principal d’initier aux mécanismes généraux qui s’y appliquent, sous un angle synthétique. C’est pourquoi la quasi totalité des cours qui y sont dispensés ont lieu en salle, et sont envisagés via une approche de modélisation. Les aspects techniques, statistiques et même mathématiques, de la formation peuvent donc faire peur au premier abord. Néanmoins, ils se révèlent être de puissants outils d’analyses, aujourd’hui incontournables dans le monde de la recherche. Il faut donc être conscient que suivre cette formation n’implique pas d’effectuer de nombreuses sorties naturalistes en forêt guyanaise, même si cela s’avère tentant lorsque l’on est scientifique et curieux. Le module FTH (pouvant être suivi en candidat libre par les masters EFT), le projet terrain (inclus dans le master), et la localisation même du campus permettent toutefois de profiter pleinement des écosystèmes guyanais et de leur biodiversité. L’intégration du master au sein de l’UMR est aussi une vraie chance puisqu’elle permet aux étudiants des échanges nombreux et directs avec les chercheurs qui y travaillent. Un réel effort est d’ailleurs réalisé dans ce sens : participation des étudiants aux colloques, ainsi qu’aux présentations des projets de recherche des chercheurs lors des réunions de l’UMR et inversement, présentation des projets de terrain des étudiants devant l’UMR. Le regard critique et professionnel des enseignants et chercheurs permet de tirer les compétences des étudiants vers le haut et de faire murir leurs projets, envies, et ambitions. Des stages peuvent être trouvés sur place, mais il peut aussi être intéressant de se déplacer ailleurs dans le monde. Le master EFT est un master de qualité (de très bon niveau et encadré par des enseignants chercheurs compétents) qui s’avère être un passeport intéressant pour voyager et partir à la découverte d’autres horizons.»

Pierre Turchetti (a stoppé la formation)

«Pour présenter le master Ecologie des Forêts Tropicales, je dirais que c’est un excellent parcours dédié à la formation de chercheurs en milieu tropical. En effet, même si légalement parlant cela ne se dit plus, ce parcours est pour moi purement et simplement un parcours recherche. En effet, il fait partie intégrante de l’UMR de Kourou et quasiment l’ensemble des intervenants y sont rattachés. D’autant que les quelques intervenants extérieurs sont aussi des chercheurs dans des universités étrangères. De plus, l’ensemble des enseignements dispensés au cours des trois mois suggèrent un profil de carrière de chercheurs et plus particulièrement dans la recherche fondamentale. En effet, l’accent est clairement mis sur l’utilisation et la maîtrise d’outils scientifiques (modélisation, statistique, R...) davantage utilisés dans cette branche de la recherche que dans la recherche appliquée ou l’univers purement « professionnel », de terrain. Ainsi, il faut bien être conscient qu’en postulant au master EFT, on ne s’oriente pas vers un parcours offrant de nombreuses sorties en forêt ou encore la possibilité d’échanger avec des gens de terrain, mais bien davantage avec des organismes de recherche fondamentale. Les seules sorties en forêt proposées par cette formation sont lors des projets tutorés, qui encore une fois sont intégralement dédiés à un projet de recherche avec à la clé la rédaction d’un article scientifique qui peut par la suite être publié. Je tiens donc à dire que de mon point de vue d’ « écologue de terrain », il est dommage de ne pas profiter davantage de la proximité de la forêt pour y réaliser des sorties appliquées à la théorie étudiée en salle. Cependant on ne peut que souligner la qualité des cours et plus particulièrement les atouts humains et scientifiques des chercheurs intervenants.»

Année 2011-2012

Michaël Sauvagnat

«Je commencerai par insister sur le fait qu’il faut réellement être conscient que les mathématiques occupent une part importante dans ce master. Ce master est orienté vers la modélisation donc ne vous attendez pas à passer votre temps dans la forêt même si certains enseignements donnent l’occasion d’y aller (je recommande donc très vivement de participer au module FTH en début de semestre).
Après je dirais que ce master est un bon moyen d’acquérir des connaissances en écologie (générale et tropicale) en ayant en main les outils statistiques nécessaires pour un travail rigoureux. Les cours abordent de nombreux sujets (dynamique forestière, génétique, mesure de biodiversité, systématique…) et permettent donc d’avoir des notions générales. Un projet tutoré est intégré dans les enseignements et donne l’occasion de faire un vrai travail scientifique, avec l’acquisition des données, leur traitement et analyse suivi de la rédaction d’un article. Un bon entrainement.»

Antonin Leclerc

«Ce master est orienté vers les statistiques et la modélisation c’est pourquoi la majorité du semestre se déroule dans une salle de cours avec parfois de grosses journées. Cela peut être assez décevant étant donné que l’on se trouve alors dans une région tropicale et que l’on aimerait être d’avantage dehors. Heureusement il y a aussi des sorties sur le terrain avec entre autre la participation possible (et que je conseille) au module FTH en début de semestre. Le cadre de vie du campus est sympathique et les enseignants sont des gens ouverts et agréables. La diversité des enseignements est grande, avec certains d’entre eux très enrichissants et pertinents. Le niveau est tout à fait à la hauteur, les examens sont assez difficiles mais on a finalement le sentiment d’être là pour apprendre et pas seulement pour valoriser l’Université par notre réussite. Choisir ce Master, c’est avoir envie d’avoir de solides connaissances en Ecologie ; pour cela il faut s’en donner les moyens et souffrir un peu, mais à côté de ça c’est aussi l’occasion de découvrir un beau coin du monde. J’invite d’ailleurs les futurs étudiants à profiter de leurs weekends pour découvrir la Guyane française: sa culture, sa faune, sa flore ainsi que son contexte Ecologique particulier.»

Anonyme

«Pas d’illusions, bien que ce master se déroule en lisière de la forêt tropicale, l’accent est mis sur les outils tels que la modélisation et les statistiques ! Il ne faut cependant pas s’en effrayer car les professeurs sont réellement à l’écoute et désireux de nous faire progresser. Avec un peu de motivation et de persévérance, ces outils indispensables dans le monde de la recherche actuelle sont à notre portée. Les autres enseignements sont, pour la grande majorité, de qualité également. De plus, les professeurs nous assistent dans nos projets (stage à l’étranger...) et ne nous abandonnent pas face aux possibles problèmes administratifs. En résumé, nous sommes bien encadrés et élèves ainsi que enseignants forment une sorte de communauté sur le campus de Kourou.
Le master EFT n’est pas simplement un master, c’est une expérience à part entière : le climat tropicale, la colocation, les autochtones, les matoutou... le quotidien est tout aussi enrichissant que les cours eux-mêmes. De plus, en s’organisant, on peut visiter les alentours et faire de ce master une “aventure” bien loin des habituels bancs froids d’une université de métropole.
Bref, même si les cours peuvent parfois être ardus, ce master laisse un vrai bagage scientifique et un souvenir inoubliable.»

Année 2012-2013

Emmanuelle MIROUZE

«Je pense qu’il est essentiel que les personnes postulant pour ce master aient réellement conscience qu’il s’agit d’un master formant aux statistiques et aux modélisations ! Il ne faut donc pas être étonné de ne pas faire beaucoup de terrain et de faire beaucoup d’ordinateur. De plus, revoir R est vraiment important. Les professeurs nous le spécifient bien avant de démarrer les cours et je pense que la quasi totalités des étudiants, moi compris, se disent « c’est pas grave, je serais quand même au point ». Hé ben non ! Je ne pense avoir été la seule à ne pas avoir tout pigé au départ... Cependant, j’ai été vraiment contente d’avoir suivi cette formation et je me suis enfin rendu compte que les statistiques étaient incontournables dans le domaine de l’environnement et de la conservation de nos jours (si j’avais su qu’un jour je dirais ça…). Pour terminer, je dirais que ceux qui ont envie d’en apprendre plus sur les statistiques appliquées à la modélisation peuvent profiter de ce master. Les professeurs sont désireux de nous faire progresser et son très patients. Pour ne rien gâter, le campus est vraiment bien situé et je pense que peu de formations offrent la chance de croiser tamarins, agouti et porc-épic en allant en cours. Cette formation est aussi l’opportunité de découvrir une autre culture, une autre région et de nouveaux paysages pour ceux qui ne les connaitraient pas déjà. J’invite également tous les futurs étudiants à participer au module FTH, c’est l’occasion de faire des sorties sur le terrain, de voir des paysages et surtout de bien rigoler si vous avez la chance de tomber sur la même brochette de rigolos que nous avions cette année !! Moi je me suis régalé…»

Anaïs GOREL

«Ce master donne l’opportunité de voyager en Guyane, d’étudier la forêt tropicale tout en l’ayant directement à disposition devant nos maisons, de rencontrer des gens aussi sympathiques qu’intéressants, que demander de plus ? C’est vrai, le programme est en partie centré sur la modélisation et les statistiques, mais ce sont des outils incontournables pour travailler aujourd’hui en écologie, enfin je pense… Bien sûr, il y a aussi des cours moins mathématiques et tout aussi intéressants : de la conservation, un peu de botanique, de l’écologie fonctionnelle, un projet tutoré au choix... Tout est réuni pour nous donner des bases solides. Le projet tutoré en début d’année permet de travailler avec un chercheur qui souvent nous concocte de très belles sorties de terrain et est ravi de nous transmettre ces connaissances. Enfin, comme l’a dit Emmanuelle dans son témoignage, il est vrai que le campus où nous sommes logés est vraiment très beau, l’ambiance y est très conviviale. Pour conclure, que du positif est resté de cette année passée en Guyane et je conseil à tous les intéressés de se jeter sur le formulaire d’inscription ! »

Camille DEZECACHE

"Près de trois ans après avoir été diplômé de ce master, je peux en livrer un témoignage avec beaucoup de recul et suis toujours aussi satisfait d’avoir suivi ce parcours. Comme l’expliquent certains autres témoignages et surtout le programme du master, la modélisation est au cœur du sujet, ce qui peut être déroutant dans un premier temps, dans la mesure où peu de formations, je pense, mettent autant l’accent sur ce point. Les exigences sont donc élevées, mais rien n’est insurmontable.
Étant issu des Sciences Sociales, je n’étais pas le mieux préparé à affronter ces thèmes, mais avec un peu de travail tout s’est bien passé. J’ai acquis de nombreuses connaissances en modélisation, particulièrement avec l’usage de R, qui me sont très utiles aujourd’hui, et que j’aurais eu du mal à acquérir à un autre endroit. J’ai donc beaucoup apprécié l’ouverture d’esprit de l’équipe enseignante, peu effrayée par les profils particuliers, les valorisant même. Les cours qui ont été les plus intéressants selon moi ont d’ailleurs été ceux donnés par les chercheurs locaux, un petit groupe avec lequel les contacts se lient très facilement ce qui, en plus d’être très agréable, offre de nombreuses opportunités de stages et également de thèses. Je suis aujourd’hui en doctorat dans ce même laboratoire, et 5 de mes collègues thésards sont également issus de ce master. Il s’agit donc en plus d’une vraie opportunité pour celles et ceux intéressés par une thèse.
Le cadre de travail est très agréable, de même que l’ambiance d’autant plus que les promotions sont de petite taille. Enfin, étudier l’Ecologie tropicale en Guyane permet également de très nombreuses sorties en forêt, aussi enrichissantes au niveau personnel que professionnel. C’est aussi le gros point fort de ce master guyanais."

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