Charlie Basset

Recherche et valorisation de composés antifongiques issus de bois durables amazoniens pour le développement de composés antimycotiques: Cas d’une étude bio-inspirée

Aujourd’hui, l’arsenal thérapeutique disponible sur le marché pour le traitement des maladies fongiques semble limité, faisant face à des souches pathogènes de plus en plus virulentes et à l’accroissement de la population immunodéprimée. Il est actuellement indispensable de découvrir de nouveaux agents thérapeutiques. D’un autre coté, les arbres amazoniens sont également exposés aux attaques fongiques, mais certains ont su au cours de leur évolution développer un arsenal de défenses chimiques pour se protéger contre la dégradation fongique. Ces mêmes composés d’origine végétale pourraient donc être des candidats potentiels au développement de composés antifongiques pour le traitement d’affections fongiques humaines.
Il est ainsi exposé dans ce travail que la sélection sur la base de données technologiques de 15 espèces de la forêt guyanaise spécialisés dans la formation un bois exceptionnellement résistant à la dégradation fongique a permis d’obtenir une proportion importante d’extraits à activité antifongique. Cette méthode bio-inspirée est une approche originale pour la mise en place d’un criblage et la recherche de biomolécules actives. Ce criblage a permis par la suite de sélectionner les cinq extraits les plus prometteurs qui ont été soumis à un processus de fractionnement bioguidé conduisant à l’isolement et la caractérisation de 21 composés, dont certains sont responsables de l’activité observé sur des champignons pathogènes humains tels que des dermatophytes et des levures. Il a ensuite été mis en place des études microbiologiques – microscopie, essais in vitro et tests d’activité cytotoxique – afin d’estimer comment ces composés agissaient sur les champignons pathogènes humains, et de déterminer lesquels seraient les plus prometteurs pour le développement d’agents thérapeutiques.
En définitive, cette étude a consisté en la mise en place d’un criblage orignal, conduisant à l’isolement de 4 molécules inédites et apportant un complément d’information chimiotaxonomique important pour les espèces étudiées. De plus, il a pu être mis en avant 2 composés – le picéatannol et la bergénine – présentant de bonnes activités antifongiques et de faibles toxicités pour les cellules humaines. Ces composés pourraient devenir des composés pertinents pour le développement de traitements contre les maladies fongiques humaines.

Mots-clefs : champignons, maladies infectieuses, biochimie.

Soutenance de thèse : 15 novembre 2011

Directeur de thèse

Didier Stien, CNRS

FSE Guyane {PNG}Union Européenne {PNG}

Cette thèse est cofinancée par l’Union Européenne.

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