Six gènes pour la perception des stress mécaniques isolés chez des arbres forestiers tropicaux
L’article publié en ligne le 10 janvier par Chevolot et al. (Tree genetics and Genomes, DOI 10.1007/s11295-010-0363-1) décrit l’identification de six gènes a priori impliqués dans la réponse aux sollicitations mécaniques (comme le vent ou le déséquilibre statique) chez cinq arbres de la forêt tropicale humide. Ces gènes sont supposés jouer ce rôle car il a été montré qu’ils activent les processus qui améliorent la stabilité mécanique des tiges chez le peuplier. Cette étude fait suite à une autre qui avait permis l’isolation des aquaporines, des gènes impliqués dans la gestion du bilan hydrique de la plante. Ainsi, le laboratoire de génétique écologique de l’UMR EcoFoG poursuit ses recherches sur les mécanismes permettant aux arbres de s’adapter au milieu. La description de ces gènes sera bientôt suivie par l’analyse de leur diversité dans des populations naturelles et par la recherche de marqueurs de sélection divergente, directionnelle et stabilisatrice au niveau de leurs séquences. Dans un article précédent (Coutand et al. 2010) nous avions montré l’existence de variabilité intra- et interspécifique des caractères de réponse mécanique chez les mêmes espèces.