Des chercheurs en génétique écologique sur les traces de colonies pré-colombiennes
Le laboratoire de génétique écologique a effectué une mission de terrain d’une semaine aux Nouragues (Guyane Française), avec des chercheurs de l’INRA, de l’Université Antilles-Guyane et de l’INRAP, pour détecter des marques archéologiques de la présence de colonies pré-colombiennes et pour prélever des échantillons des populations d’arbres afin d’en déterminer l’histoire des peuplements.
Ce prélèvement d’échantillons, qui fait partie du sujet de thèse de doctorat de Stephanie Barthe, du stage de fin de cycle de Mélanie Chazalet et du projet COUAC, avait pour but de décrire la diversité passée et actuelle dans quatre espèces d’arbres des genres Dicorynia, Vouacapoua, Carapa et Virola.
Les données de diversité génétique seront utilisées afin d’identifier des marques des changements démographiques des populations anciennes par l’application de tests statistiques dérivés de la théorie de la coalescence et seront utilisées pour déduire l’impact potentiel de la présence de colonies humaines et des changements climatiques étant survenu dans le passé sur la structure des peuplements forestiers.
Ces résultats seront utiles pour comprendre l’histoire écologique des forêts tropicales et pour prédire les effets des futurs changements globaux.